Départ Mardi 27 septembre 2005
Les nouvelles de La Markise
sur "Lettres du Congo"


Il vaut mieux
allumer une bougie
que maudire l'obscurité
Proverbe CHINOIS
Les nouvelles de La Markise
sur "Lettres du Congo"
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Voici la lettre d'un certain Tom ...
Old noix sous bouès, le 2 sept 2006 – 2h06 du matin
PFFFFFFFFFFFffffffff ! |
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Comme mon père ne pense qu’à écrire ses chansons, ses scénars et à gribouiller toutes sortes d’autres bêtises plutôt que de t’écrire, chère Markize, j’ai décidé de prendre le clavier !
Ah, Mais !
(Il faut juste que je tape pas trop fort pendant que mes parents ronflent… Sinon, je pourrais bien être privé de manège comme la dernière fois.)
Tu vois, on se croirait chez Dickens !
Ben quoi ? … J’ai beau avoir que deux ans, j’ai des lettres ! !
Comme à la Halte-jeux, on m’a demandé de faire une rédac sur mes vacances, je vais mettre à profit l’affaire pour tout te raconter.
Figure-toi, qu’opportuniste comme l’est mon père, il a réussi à se faire prêter un appart’ avec clim’ et garage à Sète.
A Sète ! T’imagines… La ville de Tonton Georges ! Fallait le voir frétiller de la barbouze, mon popa !
Bon, on est parti de nuit avec un bric-à-brac abracadabrantesque car môssieur ne saurait partir sans sa planche à dessin, ses crayons (même pas « de couleurs »), ses brouillons de textes, ses cahiers de scénars et toutes sortes de notes qui feraient piquer un nervous breakdown à Champollion…
Moi, c’est à peine si on m’a permis d’emmener mon doudou, mon bébé, mon hérisson et un peu de matos pour faire des pâtés de sable.
Je n’ai même pas eu le temps de faire un bisou à Odile, ton autruche.
Je te le répète, c’est Dickens !
A Sète, j’ai laissé mes vieux sur la plage pour me jeter dans les 19° de la baille… Ah ! Ah !
Ces deux poules sèches ont eu peur de se geler le croupion ! !
J’ai fait semblant de m’intéresser aux pâtés que faisait consciencieusement mon père… Les gens le regardaient curieusement…
Chaque matin, j’allais dragouiller la boulangère pour qu’elle me refile un croissant… Le coup des châsses bleues, ça marche toujours… J’ai vu faire Gabin avec la mère Morgan…
Après quoi, on allait aux poubelles ! Tu parles d’une promenade d’agrément ! !…
Je te passe la visite au cimetière de Brassens, la remontée de la rue où se trouve sa maison natale… D’ailleurs, rien que pour faire bisquer Papouya et Mamouya (j’aime bien les appeler comme ça dans la rue), à chaque fois que je vois une case, un building, une cabane au fond d’un jaaaaaardin, un minaret ou le musée du quai Branly, je leur dis que « - C’est la maison de Brôssens (j’aime bien dire « Brôssens )»…
En allant voir un feu d’artifice, voilà t-y pas que l’ Jean-Pierre tombe sur une antique relation du Saucisson Club !
A Bouzigues !… Bouzigues, ses huîtres… son festival à deux euros… Lorsque « la relation » lui refile le n° de portable d’un autre ex-membre du Saucisson Club qui habite à Sète, l’inquiétude me gagne franchement.
J’espère bien qu’on ira pas le voir ! Y’a rien de plus pénible que ces plaisanteries de dessinateurs sur les mines HB qu’untel avait pris pour du H ou ces histoires d’éditeurs véreux ou arnaqueurs (comme si ça existait !)…
Heureusement j’ai réussi à échapper à la visite en allant faire du super toboggan gonflable sous la –haute- surveillance de Gator… Je ne t’en dis pas plus… Tu la connais.
« Tom ! Descends de là ! », « Arrête de faire la bagarre ! », « Tom, tu vas prendre une fessée ! », « Si tu continues tu vas aller retrouver ton père et sa « relation » », et gnagnagni… et gnagnagna… La honte devant les meufs de 5 ans !
Chuis z’un enfant martyr ! Voilà la vérité ! Tu pourrais peut-être en causer à tes potes de « mes deux seins sans frontières »…
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Après une visite à Montpellier où j’ai pu voir une statue d’une espèce de chevelu qui s’appelle Louis qu’à torze. ( ? !)… Et une belle expo de photos de cangaceiros un peu gore (car ils étaient juste un peu décapités en fin de carrières…), une visite à Pézenas où j’ai rencontré un matou à côté de la statue de la Maman des poissons de Bobby Lapointe, on a mis le cap sur Saint-Mont, ses vignes et son Lainlain ! ( J’ai réussi à le faire sourire, celui-là ! Alors là, tu peux m’appeler « maître »)…
Là, très influencé par les joutes nautiques de Sète, j’ai inventé « Le pousse-bâton » (prononcer « pousseu-bâton ») sur gazon. Ca consiste à refiler une frite en mousse à Papouya et à le charger avec une autre frite en mousse pour qu’il roule dans l’herbe.
Au bout d’un cinquantaine de chutes ridicules, il en a un peu marre.
Alors moi, pour marquer la fin du tournoi ; je pique ma crise ! Je braille comme un veau ! Aussitôt, ma mère vient nous engueuler en accusant mon père de ne rien faire qu’à m’exciter.
Derrière mes fausses larmes, je me régale !
C’ t’amusant, tu sais !
J’aurais pu encore te raconter comment j’ai joué du tambourin dans les rues de Pézenas en chantant « Mesdames et Missiééééééés »…( « L’amour Sorcier » de Nougaro, tu connais ?…), comment j’ai eu un ticket (gratos) avec la belle iranienne du manège, comment j’ai commis un attentat à la couche encaquée dans une librairie toulousaine et toutes sortes de choses plus merveilleuses encore…
Mais je préfère te raconter ça de vive voix quand tu te pointeras avec ton g’nou en sucette et tes pieds palmés.
A propos de gnou ; pourrais-tu me ramener dix kilos de testicules de ces excellents bovidés ? Papouya m’a beaucoup parlé de tes fameuses « Couilles de Gnou à la sauce caillou »… Je voudrais en confectionner une bassine pour mes maîtresses de la Halte-Jeux et une paire pour ma nourrice.
Vivement que tu rappliques !
On a pas tous les jours l’occase de faire un bisou à un mythe vivant … Que dis-je ? … à un trésor international ! !
TOM, dit « Le p’tit Grillu » ou « Le p’tit Morveilleux » (c’est comme on veut)
Bon, maintenant, il va falloir que je retourne me coucher sur la pointe des chaussons ( vu que dans moins de 4h, j’hurle pour avoir mon biberon…)
Mamouya et Papouya ne savent pas que je fais régulièrement le mur de mon lit…
Tu m’ balanceras pas, hein ?…
Sinon…
T’are ton g’nou à la récré !
…. Et c’est toujours Tom Joblin, dit « Le p’tit Grillu » ou « Le p’tit Morveilleux » (c’est comme on veut) qui te le dit.
Merci pour ce long documentaire...et maintenant tu vois la fin de cette deuxième expérience, et les vacances méritées!
Tu vas en avoir des choses à raconter à ton retour, mais ce que tu dis " et d'avoir aussi ressenti tout au long de ces 11 mois une énergie constante et puissante à faire comme il me plait de vivre."
c' est fort et nous en sommes fiers !
Je ne pensais pas que les " champignons " poussaient à ce point là! Quelle malheur et quelle honte, tout ça pour du fric..
Nous te souhaitons de très bonnes vacances, calme, repos, et sommes heureux de te revoir bientôt.
Nous t' embrassons de tout coeur,
Tes parents
Djambo sana
Après quelques mois d'interruption écrite, me voici à nouveau à mon clavier pour vous envoyer quelques nouvelles.
Je suis actuellement à Kinshasa, arrivée hier dimanche, très légèrement explosée de fatigue mais heureuse.Heureuse de n'avoir regretté aucun jour passé en RDC avec MSbip. Et heureuse de bientôt rentrer. Mais avant de rentrer, je vais faire une petite escale vacances en Ethiopie. J'y pars jeudi 31 et reviens sur Kin le 17 septembre pour en suivant m'envoler vers les cieux de mon home, sweet home.
Parait qu'à Adhis il fait froid, il y a des inondations dans le pays et des cas de choléra. A croire que c'est du masochisme de ma part... Mais parait aussi qu'il y a un coin bien tranquille où il fera bon m'y reposer. Alors j'opte pour cette deuxieme possibilite. Car du repos, j'en ai un peu besoin avant de rentrer. Dormir, glander et regarder passer les troupeaux de...vaches. Désolée Héloise, pas de lion ni de girafe. Grand producteur de bovin l'Ethiopie, mais quand même, les bestioles ont des cornes de parfois 1 mètre d'envergure. C'est pas de la vachette. Bref, je vous raconterai en live cette fois-ci.
Pour le Congo, ca y est, c'est presque terminé. J'ai 2 jours pour faire mon rapport de fin de mission et j'ai pas du tout envie parce que c'est pas facile à résumer, ni à faire la part des choses entre le professionnel et mes impressions et évolutions personnelles. Mais je vais m'y mettre quand même et laisser mes doigts glisser tous seuls sur l'alphabet : il va bien en sortir des mots et des phrases. Et puis je m'entraine en ce moment aussi.
Le plus incroyable au cours de cette mission a été de rencontrer quelques personnes impressionnantes d'expérience et de qualité humaine et d'avoir aussi ressenti tout au long de ces 11 mois une énergie constante et puissante à faire comme il me plait de vivre. Ca pose évidemment l'enigme du futur : et après ? Et bien après je verrai, pour l'instant j'ai encore plein de présent à vivre.
J'ai appris ici que si on ne connait pas le futur, ça n'est pas une raison pour en oublier le présent. Ici, le temps futur, ils l'emploient pour parler du passé "en ce temps là il me dira que non, qu'il ne pourra pas connaitre le sans emploi". Et le futur ils le résument souvent en 1 mot : queisho = demain. Mais leur demain c'est "après", "plus tard", "un jour", "on verra". Penser trop au futur, ça les empêchent d'avancer, parce qu'il faut dire que le futur ici il est un peu punk sous ses airs aux couleurs africaines.Les plus chanceux apprennent petit à petit la prévoyance. Les autres continuent leur vie au gré du jour le jour. Et je n'ai jamais vu une telle joie de vivre chez les enfants, de tels sourires et une force pareille pour endurer les chocs. Encore la relativité qui vient faire un tour : s'ils n'étaient pas forts, il seraient morts. La fatalité ça les aide. Hélas, des vautours viennent s'immiscer dans l'interprétation de cette fatalité et les églises poussent comme des champignons mortels. Ici, le paradis s'achète à coup de 10% du revenu (en cash, chèvre ou poulet, les chèques ne sont pas acceptés). Et comme personne n'en est encore revenu pour dire que le ticket modérateur c'est de l'arnaque, alors les prédicateurs enrichissent leur spiritualité à coup de billets verts, qu'ils envoient au Brésil, terre sacrée des champignons.
Et dans le bush, ils résonnent haut et fort les champignons. L'appel à la prière à partir de 5 du mat (le plus souvent avec une barre de fer tapée sur un vieux parechoc) puis suivent les chants, des voix magnifiques, et entre en scène celui qui crie et qui fait peur au nom de son Schtroumpf. Là, impossible de rester sous la moustiquaire, y a plus qu'à se lever et il est 6h15 du mat. De toutes façons, les gamins du CNT sont déjà en grande forme et finalement couvrent le bruit de toux des patients tuberculeux qui ont craché leur poumon toute la nuit .Le dimanche, tout pareil mais le progrès technique apporte la solution : des boules qies. Et puis au fur et à mesure, l'habitude et la fatigue deviennent les meilleurs somnifères.
Les retours en "capitale" sont plus calmes, les grasses mat du dimanche possibles et les températures plus clémentes. Y a bien eu quelques nuits chaudes à Goma mais le climat était plus versé aux giboulées de coups de balle (comme on dit ici) et là, ça réveille bien. La notion de paix est extrêmement relative sous ces contrées et les "garants de la paix", les fameux casques bleus, ont du foufou sur le mortier. Se rajoutent banditisme et pillage et le tableau est complet.
Un p'tit coup de g'nou maintenant ? : à Ankoro, dans le Katanga, j'ai sauté du ponton vers le talus, pas plus de 50 cm de hauteur, et à la reception, le genou il a pas voulu continuer. Un peu mal. J'ai quand même continué mon trajet en barquette (4h) puis voiture (4h) pour arriver à Mukubu. Retour sur Lubum 2 jours plus tard, radio du g'nou, attelle platrée puis platre circulaire de la cuisse à la cheville puis Nairobi, IRM, replatre, puis Entebbe, puis Goma, puis déplatrage et replatrage (le précédent me cisaillait cuisse et cheville, quelques escarres au passage) puis enfin déplatrage définitif sans attendre la fin des 6 semaines avec au passage un bout de cuisseot en moins car le gars il avait des problèmes d'electricité et quand ça remarchait, il appuyait comme un fou sur sa scie. Forcément, ça n'a pas loupé. Puis attelle à scrach. Le tout avec béquille pour maintenir l'équilibre sur les sols caillouteux, dans les longs couloirs et sur les innombrables marches d'aéroports. Pour la douche, un peu pénible mais les gardiens me traitaient comme une princesse et m'apportaient mon sceau d'eau chaude. Maintenant, ça va,même si je le sens encore un peu faiblard. Question réeducation, pas terrible au Congo alors je bichonnerai mon genou à mon retour sur Paname.
Voilà, c'était juste un dernier petit coucou décousu avant les vrais bisous.
Merci pour tous vos messages et photos : je me les regarde régulièrement et je me dis : j'ai de la chance d'être au coeur du Congo à faire ce que je fais mais j'ai surtout de la chance d'être dans le coeur de ma famille et de mes amis.
Merci encore
Sylvie
Ca y est ,on est de retour sur l'île, les vacances en métropole sont finies, elles ont été trop courtes et trop speed comme d'hab, pas le temps de voir tout le monnde , mon grand regret est de ne pas avoir croisé les filles, trop fatiguée la veille du départ pour les retrouver à 22h alors qu'on devait se lever à 5h du mat! mais bon c'est comme ça!! !! c'était bien de retrouver les gens, Paris, les paysage, la bouffe, on s'est fait une orgie d'huitres dans les charentes , du foie gras dans le Gers, enfin on s'est soigné!
Les enfants sont en super forme,heureux de retrouver leurmaison, leurs jouets el la mer cheude.
Héloïse a hâte daller à l'école, on est passé devant le lendemain de notre arrivée, pour voir où lle était si parfois elle n'avai pas bougé de place! hier elle prend des clefs à la maison et me dit " maman, on va ouvrir l'école"
Félix, 3 jours avant le départ s'est pété une canine, celle de devant, obligé de lui extraire à la Pitié avec une anesthésie locale , pas de stomato enfant sur Paname( week-end du 15 aout), dur moment!!!!!!!mais il s'en remet, il est vaiment super ce petit bout.
Nous on se remet doucement du décallage horaire avec les enfants et on réinstalle la maison, j'espère récuperer en sommeil ,on est quand même en forme avec 10 jours de vacances encore devant nous, ça c'est super.
Désolés, pas de photos de vacances à t'envoyer , l'appareil est en panne ,ce sera pour plus tard quand on pourra transferer les cartes mémoires du peu qu'on a pris.
Toi comment vas tu?en vacances j'espère en Ethiopie avant le retour.
J'ai hate d'avoir de tes news.
on t'embrasse
Bisous, bisous, bisous bisous
Les gwadas
hello belle!!
alors, mais qu'est-ce donc que j'apprends ? tu es bléssée!!!! J'espère que
tout va bien maintenant, que tu es parfaitement remise et tout...
Nous attendons l'arrivée du nouveau lefebvre pour un de ces jours...
En attendant de te revoir bientôt
Tchuss
alexandra, olivier et théo
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Heureux Sylvie de savoir que tout se passe bien, que tu es déplâtrée, en rééducation etc...
Tu vois j' ai essayé X fois de t' appeler, mais toujours " occupé" alors que tu entends l' appel arriver!
Rien de spécial depuis tout à l' heure au téléphone..je te joins simplement quelques photos de la soirée passée chez les Allard
Si tu te sens bien, n' hésite pas à prendre qques jours de vacances avant de rentrer.
Gros bisous et à bientôt
Tes parents
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BONJOUR MARKIZE, coupe du monde de foot chez gator avec les gwada, on n'a perdu mais bu du champagne super week end, balade, découverte des chèvres, moutons chevaux, vaches, pêche dans l'étang, grande sieste générale et grand repas, digne du Berry tu vois ce que tu loupes...... ps : pour les photos je vais demander à kosovar.. |
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Je prends enfin un moment avant le départ mardi pour tenvoyer un petit mot et surtout les photos avant que les filles partent bronzer en Grèce et danser le sirtaki, au moins tout ça. Comment vas tu?Cela va me faire bizarre de retrouver Paname sans t'y voir, tu vas nous manquer encore plus!!!!!!!! |
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Nous sommes en forme , je me fais dévorer par les moustiques. Je viens de passer un moment a calmer les 2 zouaves pour la sieste, Félix dort et Héloïse a du mal ,même si elle est naze car hier elle s'est couchée tard, on a fêté le début des vacances et 2h du mat j'ai du mal à me remettre. Je deviens trés petite joueuse sous les tropiques. |
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Voila en trés vite je t'écris plus longument de chez les mapoules que j'ai hâte de retrouver ou d'ailleurs. On pense fort à toi
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